La dernière semaine de janvier 2026 a été marquée par le lancement du projet E-CODE, Ethical, Common and Open Digital in Education, faisant suite au projet ECHO Network.

Le premier séminaire de ce projet européen a eu lieu à Cesure, l’ancien campus Censier de l’Université de la Sorbonne-Nouvelle
et a réuni 34 personnes pendant trois jours autour de l’éducation critique à un numérique libre, éthique et responsable.
Les participant·es venaient de 3 pays différents et de multiples organisations :
- 5 partenaires directs du projets : Cemea Belgique, Federation Italienne des ceméa, Dafni Kek et Solidar+
- 2 partenaires associés au projet : Collectif EducPopNum (Nouvelle Aquitaine, France) et Tactic (Belgique)
- 6 associations territoriales des Cemea France : Picardie, La Réunion, Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire, Normandie, Rhône-Alpes.


Cette rencontre avait 3 objectifs principaux :
– Se rencontrer et apprendre à se connaître
– Construire une base commune de connaissances autour des thèmes du projet et affirmer collectivement nos valeurs
– Lancer le projet pour les prochaines étapes
La première demi journée a été axée sur les rencontres, et l’encrage dans la continuité du projet ECHO Network, avec une lecture collective et active du plaidoyer produit en 2024.
Ces éléments viendront alimenter la feuille de route de plaidoyer à destination des travailleur·euses de jeunesse, future production du projet ECODE.

Les participant·es ont ensuite été divisés en 3 groupes (1 en français et 2 en anglais permettant un choix du langage le plus adapté).
Dans chaque groupe de participant·e·s, un binôme d’animateur·trice·s a proposé une ou plusieurs démarches d’animation pour réfléchir, échanger et construire autour de 4 thématiques :

Centralisation / décentralisation du monde numérique :
Nous avons abordé l’omniprésence des géants du numérique dans nos usages quotidiens, identifié les idéologies et modèles économiques portés par ces géants et les impacts sociétaux de cette concentration. Enfin, nous nous sommes partagé des solutions possibles pour contourner ce problème et trouver des alternatives.
La sobriété numérique, les questions environnementales :
Nous avons échangé autour de
l’impact environnemental du numérique (matériel, utilisation de services en ligne dont l’IA…) et relevé les leviers d’action pour aller vers plus de sobriété numérique.


L’intelligence artificielle :
Dans cet atelier, à partir du documentaire Coded Bias de Shalini Kantayya (2020), l’idée était d’identifier les usages déjà existants de l’IA dans nos vies, au-delà de l’IA générative, et d’en comprendre le fonctionnement
et les dangers, afin de mieux nous protéger et sensibiliser aux impacts de l’IA
.L’inclusion dans le numérique :
Dans cet atelier, nous avons cherché à faire émerger les représentations sur l’inclusion dans le numérique et à définir collectivement ce que l’on souhaitait mettre derrière ce terme pour les deux ans projet à venir.

Enfin, le samedi 31 matin nous a permis de faire un retour collectif sur ce qui avait été échangé sur les quatre thématiques et identifier ce qu’il est essentiel de conserver et d’inclure dans un module de formation, les pistes de scénarios pédagogiques, les ressources manquantes à produire en vue de nos modules…

Ainsi, lors de ce séminaire de lancement nous avons affirmé nos positions, aligné nos valeurs et identifié les premières pistes d’actions, de formations ou de guides à produire d’ici 2027 pour nourrir les communs numériques éducatifs à destination des travailleur·euse·s de jeunesse.
Retrouvez plus d’informations sur ce projet sur la page ECODE et n’hésitez pas à nous contacter pour davantage d’informations.
